Disposant d’un joli nombre de Miles chez SWISS, j’ai décidé de les échanger contre un aller-retour en Business Class vers Liberia, au Costa Rica. Pour un passionné d’aviation comme moi, apprendre que le vol serait en plus opéré par les nouveaux A350 d’Edelweiss a fini de me convaincre : il fallait absolument que je vous fasse un retour complet sur cette expérience long-courrier. Je vous emmène donc avec moi sur ce vol prévu à 09h05, pour une arrivée à 17h15 à Liberia, au Costa Rica. À noter que notre vol comportait également une escale technique d’environ 1h30 à San José (SJO), avant de repartir pour la destination finale… qui n’était plus qu’à 55 minutes de vol.
| Départ | Zürich (ZRH) | Durée du vol | 14h45 |
| Arrivée | Liberia (LIR), via SJO | Classe | Business |
L’expérience au salon de Zürich
Les billets Business d’Edelweiss donnent accès aux salons Business de l’aéroport de Zürich. Mais étant titulaire du statut Senator chez SWISS, et mon billet Prime ayant été réservé via SWISS, j’ai préféré profiter du salon Senator. Il est tout simplement plus complet, plus agréable, et propose une meilleure sélection de boissons et de services que le salon Business classique. Le statut Senator permet également d’inviter un accompagnant, et c’est exactement ce que j’ai fait. Un article complet sur le salon est disponible en cliquant ici.

Embarquement pour Liberia
Chez Edelweiss, il n’y a pas de groupes d’embarquement classiques comme chez la plupart des compagnies. L’embarquement se fait directement par classe de voyage. Les passagers Business embarquent en premier, suivis de la Premium Economy, puis enfin de la classe Economy.

Après la vérification des cartes d’embarquement, notre A350 “Piz Palü” nous attendait fièrement derrière les vitres du terminal.

La cabine Business et ses sièges convertibles en lit.
Ce A350 n’est pas sorti d’usine pour Edelweiss. La compagnie a en effet repris ses appareils chez LATAM, où ils avaient déjà volé pendant environ 9 ans. La petite sœur de SWISS a, pour l’instant et de manière temporaire, uniquement changé les revêtements afin de donner à la cabine les couleurs et l’identité visuelle d’Edelweiss. Une rénovation complète de la cabine Business est prévue courant 2026, afin de l’adapter davantage aux standards de la compagnie.
Quoi qu’il en soit, j’ai trouvé le confort très agréable. La cabine est organisée en configuration 2-2-2, ce qui signifie que les sièges centraux disposent tous d’un accès direct au couloir. C’est un vrai avantage si vous voyagez seul, car vous évitez le fameux “passage obligé” par votre voisin pour sortir.




Chaque siège peut se transformer en lit plat d’environ 1.87 mètre, s’incliner selon vos préférences ou encore déployer un repose-pieds. Tout se règle via une palette de commande située sur le côté, facilement accessible. C’est d’ailleurs à ce genre de détails qu’on remarque que l’avion a déjà une certaine expérience : certains boutons sont visiblement déjà bien usés.



Chaque place dispose également de son propre écran de divertissement de 19 pouces. Celui-ci n’est pas réglable et donne au début une impression d’être assez éloigné, surtout en position assise. À noter toutefois que l’écran est légèrement protégé du regard de votre voisin grâce à un filtre de confidentialité, ce qui rend plus difficile pour les autres de voir ce que vous regardez. L’écran est tactile, mais vu la distance, le plus pratique reste de le contrôler avec la télécommande intégrée au siège.

Tous les sièges sont équipés d’une lumière de lecture, d’une séparation centrale, ainsi que de plusieurs espaces de rangement sur le côté et devant vous. Une prise internationale ainsi qu’un port USB permettent de recharger facilement vos appareils.

Un petit détail assez surprenant, et presque anecdotique, c’est qu’Edelweiss ne propose aucune “amenity” dans les toilettes de la cabine Business. Sur d’autres compagnies, on retrouve souvent quelques produits premium comme une crème pour les mains, un spray rafraîchissant ou des soins visage. Ici, Edelweiss ne propose rien, si ce n’est les serviettes rafraîchissantes pour les mains. C’est peut-être dans ce genre de micro-détails qu’on remarque qu’Edelweiss reste avant tout une compagnie orientée loisirs plutôt que business pur.


La trousse de toilette Edelweiss
Edelweiss propose sur ses vols long-courriers une trousse de toilette régulièrement critiquée pour son côté “low-cost”. Je me demandais donc à quoi m’attendre et j’étais curieux de la tester. Et il faut être honnête : on est assez loin du kit SWISS, qui arrive dans une boîte en aluminium et donne une impression nettement plus premium. Ici, on retrouve une paire de chaussettes, un masque pour les yeux, une brosse à dents… et c’est tout. J’ai trouvé dommage qu’il n’y ait même pas de bouchons d’oreilles, alors que c’est souvent un basique dans cette catégorie. Les produits ne sont pas particulièrement jolis, ni très confortables, et même si la compagnie se veut durable, ce kit ne donne pas vraiment envie d’être conservé après le vol. Petite déception sur ce point.


Un casque avec réduction de bruit est également proposé pour profiter du système de divertissement. Edelweiss encourage d’ailleurs les passagers à ne pas l’ouvrir et à utiliser leurs propres écouteurs, dans une logique de réduction de l’impact écologique, et probablement aussi pour simplifier le nettoyage. Pour ma part, je ne l’ai pas utilisé.

À noter aussi que les couvertures distribuées étaient sales à l’ouverture, avec plusieurs traces et même des restes de chocolat. Mon ami et moi avons dû demander un remplacement qui a été effectué. Certainement un coup de mauvaise chance, mais ce n’est clairement pas acceptable en Business Class (et dans toute classe de voyage).
Les boissons et les repas à bord de l’avion
Je n’avais encore jamais testé la cabine Business d’Edelweiss sur un long-courrier, donc je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Immédiatement après l’embarquement, une boisson de bienvenue nous a été servie. Au choix, un champagne rosé, un verre de jus de fruit ou un jus de pomme.

Directement après avoir atteint notre altitude de croisière, nous avons reçu le petit déjeuner. L’équipage est venu dresser la table avec soin et nous a présenté plusieurs verrines parmi lesquelles nous pouvions choisir. J’ai pris un peu de tout, sauf la viande au petit déjeuner. Vous retrouvez donc des fruits, des œufs chauds, une sélection de fromages, du pain avec beurre et confiture, ainsi qu’un café… et un champagne pour compléter le tout.

Nous avons ensuite reçu le menu pour la commande du repas principal. La Business Class d’Edelweiss propose aussi un apéritif avec une sélection d’alcools, une carte des vins, et même une liste de digestifs.

Quelques heures après le petit déjeuner, un premier snack a été proposé. Plusieurs sandwiches étaient disponibles, et j’ai choisi un sandwich au fromage.

Plus tard, l’heure du repas principal approchait. Si nous le souhaitions, un apéritif était proposé avant le service. J’ai accepté, mais j’ai préféré prendre un soda à la place d’un alcool. Pendant ce temps, l’équipage s’activait déjà à la préparation des repas en fonction des choix effectués plus tôt.

En entrée, nous avions plusieurs options. Une salade avec dressing au choix, un roastbeef accompagné de légumes et de remoulade, ou encore un tartare méditerranéen avec involtini de zucchini fourrés à la crème de fromage. J’ai opté pour le roastbeef, accompagné d’un verre de vin blanc.

Pour le plat principal, le choix se faisait entre un bœuf braisé mariné dans une sauce au vin rouge avec gratin de pommes de terre et haricots, un char poché avec une sauce à l’estragon, safran et crème, servi avec un riz pilaf et des épinards, ou encore l’option que j’ai choisie : des agnolottis fourrés à la viande et à la ricotta, avec une crème au thym et au parmesan. À noter que quelques classiques Edelweiss étaient également disponibles si aucun plat ne convenait.

Pour le dessert, nous avions le choix entre une crème au chocolat et aux amandes, ou une tapioca à la noix de coco avec des cubes de mangue. J’ai choisi la deuxième option.

Pour terminer, j’ai pris un café et quelques sablés.

Avant l’atterrissage, l’équipage nous a proposé une nouvelle fois quelques douceurs glacées. J’ai opté pour une glace fleur de lait.

À savoir que durant tout le vol, des chips, des sandwiches et des paninis étaient disponibles sur demande auprès de l’équipage, ou en libre-service au fond de l’avion.
L’avis final du vol WK38
Le vol s’est très bien passé et il est honnêtement passé rapidement, surtout avec un tel confort. L’équipage était vraiment aux petits soins durant tout le trajet, toujours disponible et très attentif au moindre besoin.
Une note importante à relever concerne l’escale technique à San José. Tous les passagers, y compris ceux à destination de Liberia, ont dû quitter l’avion, repasser la sécurité, puis embarquer à nouveau. Lors du ré-embarquement, mon siège a été changé et j’ai été déplacé loin du groupe avec lequel je voyageais. J’ai pu discuter avec le passager concerné et reprendre mon siège initial, mais la situation restait étrange. Le nouvel équipage sur le tronçon San José – Liberia n’a pas souhaité s’impliquer dans la résolution du problème, ce qui a un peu terni la fin de l’expérience.

Au final, ce vol WK38 en Business Class avec Edelweiss sur l’A350 a été une très belle expérience et un excellent moyen de rejoindre le Costa Rica dans un confort maximal. Le siège est agréable, l’équipage est attentionné et l’ensemble du service à bord reste très satisfaisant pour une compagnie orientée loisirs. Quelques détails viennent toutefois rappeler que l’expérience n’est pas encore au niveau des meilleures Business Class, notamment la trousse de toilette très basique, la propreté des couvertures et la gestion étrange des sièges après l’escale technique à San José. Malgré cela, si vous avez l’occasion de le réserver avec des miles ou à un bon prix, c’est clairement une option que je peux recommander pour voyager vers Liberia en mode premium !



